Top 10 musical de la décennie – Part II

Hop, voilà voilà, je t’avais promis la deuxième partie de mon Top. On y va !

De ce bonhomme, je te conseillerais bien tous les albums. Tout ce qu’il a fait avec qui que ce soit. Même si j’ai une grande tendresse pour Close to the Paradise. Je ne le connaissais avant Montréal et j’avoue m’être pris une énorme claque en écoutant son travail. Que ce soit avec the Cinematic Orchestra, ou avec ses compères des Wooden Arms. Patrick Watson est canadien et c’est un peu l’archétype de l’artiste accompli, aussi bien musicalement que graphiquement. Il dessine ses propres clips, qui sont généralement d’une beauté à couper le souffle portés par des textes généralement aussi très émouvants et un piano qui prend aux tripes.

Alors oui, cette vidéo est immonde et j’ai écrit là-dessus. Manset fait partie, avec Fauque et Bashung de mon trio favori. Ce que je pourrais emmener sur une île déserte et écouter jusqu’à ce que mort s’en suive. L’album de la décennie que je préfère de lui, c’est Obok, pour nous avoir offert le morceau incroyable que vous êtes en train d’écouter grâce à la vidéo. Mais Manset, c’est un peu un inventeur. Il y a tout chez lui, la naissance du rock progressif, du saxo, des textes bouleversants (Jardins des Délices, Quand on Perd un Ami, Revivre), des instru à craquer complètement. Manset, c’est un peu ma base musicale, un partie des mes inoubliables à moi. Et je me vendrai pour pouvoir assister au concert qu’il ne donnera sans doute jamais dans les années qui viennent.

Je déteste ce type. Tout ce qu’il dégage, son aspect, son discours. Je peux pas. Mais je suis forcé d’admettre que je me suis pris une énorme baffe en écoutant cet album, écrit incroyablement bien, cru, violent, artificiellement trash. J’ai bizarrement beaucoup aimé cette dualité entre le cru des textes et l’impression d’être dans un mauvais écrit de Sade. Cet album est dégueulasse, il transpire le crade, l’artificiel et le factice. Mais c’est ce qui est bon. Parce que j’ai pas pu m’empêcher de penser qu’il y avait du vrai dans cette narration. Je pense notamment à la Chambre d’Ami. Et Laisse Aboyer les Chiens. Je sais pas, je m’explique pas. Cet album, c’est Trash Yéyé.

Rahlala… Je les aimais beaucoup. Cet album est génial. Ce groupe était génial à cette époque. J’ai eu la mélodie de Rome wasn’t built in a day dans la tête pendant longtemps, longtemps. J’avais l’impression qu’ils s’étaient enfin trouvé avec Skye Edwards, cette chanteuse qui donnait une vraie empreinte musicale à ce groupe qui s’est cherché pas mal. Et puis Skye s’est barrée, et ça a donné un passage à vide avec une saxo-choriste australienne qui m’a pas vraiment marquée, et ça s’est échoué l’année dernière, après la sortie de Dive Deep, résumé parfait de l’histoire de ce groupe: chaotique, indécis, pas très franc et incohérent mais brillant à certains moments. Sur Dive Deep, il y a deux morceaux que je peux écouter : Riverbed et Enjoy the Ride. Le reste est selon moi sans intérêt. Ils ont déniché une chanteuse française sur mySpace dont le nom m’échappe, dont la voix est sympa, mais à qui ils ont refilé un texte en carton sur une mélodie bidon. Le reste de l’album est chiant à crever. Mon album à moi de Morcheeba, c’est Charango !

Je finis avec une chanteuse que j’adore. Elle est rousse, elle est anglaise, elle a 20 ans et elle a juste une voix de malade. Ses morceaux m’ont pas quitté une seule fois depuis la sortie de 19, son premier album. Cette version quitare de Daydreamer me fout les poils à chaque fois que je l’écoute. Elle maîtrise, la demoiselle. Une voix de fou et des textes d’une qualité franchement costaud. Hometown Glory, Daydreamer, Cold Shoulders… autant de titres qui m’ont vraiment scotchés que je suis étonné qu’elle n’ait pas percé à un degré supérieur en France. Sans oublier sa reprise géniale de Make You Feel my Love.

 

Plus je me relis, plus je me dis que j’ai pas fait un top 10 de la décennie du tout. J’ai fait une liste des albums que j’ai aimé, qui m’ont marqué. Mais il y en a des dizaines d’autres que j’ai aimé, que j’ai écouté, en boucle, ou pas, à certains moments. Et c’est ça qui compte avec la musique, c’est le moment où tu l’écoutes. C’est pour ça que j’aime pas trop les Top, c’est comme faire une hiérarchie des émotions, des périodes, des histoires, des bricoles qui me sont arrivées et dans le principe, ça me dit rien.

Alors en vrac, il y a d’autres morceaux.

Parce qu’Alanis Morissette, bah voilà quoi.

Pour plein de raisons, pour plein de souvenirs d’un été à Tadoussac, pendant un mois de festival. Pour une rencontre inattendue avec mon Pierrot aka Gil Barouk, aka la sagesse faite homme.

 

Parce que, bordel, cette fille est un génie.

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12 réponses à “Top 10 musical de la décennie – Part II

  1. Oui Oui Oui pour Imogen Heap!!!
    J’aime beaucoup ta play list en général! Merci à toi de nous faire entrer dans ton intimité musicale.

  2. Bon moi je débarque encore une fois, mais cette playlist décenniale elle squatte mon Spotify et puis je déménage dans deux semaines à Bruxelles et même si on ne se connait pas, je compatis pour ton petit coup de blues (que j’ai à chaque nouvelle installation) et j’espère bien avoir l’occasion de boire une bière avec toi !!

    Bisettes

  3. Fin de top plutôt sympa aussi.
    Patrick Watson est une évidence, ce type m’a toujours enchanté quoi qu’il fasse.
    Tu me fais découvrir Adele, et c’est franchement pas mal du tout ! Je crois que je vais un peu plus me pencher dessus…

    Par contre Biolay c’est nièt total hein. Premier album ou pas, je le trouve juste impiffrable.
    Et alors là je vais me griller avec toi jusqu’à la fin des temps, mais Manset je peux juste pas… J’avais déjà écouté la playlist Des Chibres et Des Lettres que t’avait posté, mais c’était déjà pas ça.

    Enfin bon, c’était tout de même un chouette Top Ten, et puis un seul argument me suffit à moi : Sia.

  4. Ah tu connais Loïc Lantoine ? J’adore. J’aimerais bien le voir en concert.

    T’as raison, la video de Manset est immonde mais cette voix et ces mots… pfiou.

    Patrick Watson c’est tout ce que j’aime… un peu d’Antony, un peu de Divine Comedy un peu de Rufus… et beaucoup de lui. Je cours acheter un album.

    la tâche dans cette bellissime compil c’est..
    c’est…
    non je dis rien, ça te ferait trop de peine.

    • Loïc, je suis plutôt très pote avec son /guitariste/ingénieur du son en fait. Ils ont dormi à l’hôtel où je bossais au Québec, il y a deux ans et depuis, bah on reprend contact régulièrement.

  5. Pingback: L’effet vertueux du compromis ? « Route de nuit…·

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