Finalement, j’ai pris tout droit.

Tu te souviens de quand j’étais en galère par rapport à ce que je voulais faire plus tard, tout ça – que je savais plus trop bien où j’en étais et que je me demandais, existentiellement parlant, ce que j’allais bien pouvoir faire des 50 prochaines années.

Bon bah on dirait que c’est fini tout ça et que je m’en rends compte maintenant.

J’ai toujours aimé les journaux, le papier, les stylos. J’adore les bouquins depuis que je suis grumeau, tout ça. Je me suis toujours collé dans un coin de la tête que je voulais être journaliste. Et puis les années ont passé, j’ai laissé ça moisir un peu. Déjà parce que je savais pas franchement ce que c’était qu’être journaliste et le peu de recherches que j’avais faites sur le sujet m’embarquait toujours du côté du concours de l’ESJ, qui ressemblait de plus en plus à un passage obligé. N’écoutant pas (que) mon courage, j’ai mis ça de côté  parce que ça m’arrangeait bien, me disant que de toute façon, je pourrais jamais avoir le concours et que c’était pas du tout pour moi. Je devais avoir 14 ans là.

Et puis je suis tombé sur Monsieur D. Monsieur D. c’était mon prof tit’ de seconde. Ce que je ne savais pas, c’est qu’on allait pas vraiment se lâcher pendant mes trois ans de lycée, et qu’il allait me suivre durant une période qui serait « cruciale pour mon avenir » – comme on se plaisait à me le rappeler en permanence à cette époque. J’ai jamais vraiment su si Monsieur D. avait demandé à me garder dans sa classe, mais le fait est qu’on s’est vu 5h/semaine pendant 3 ans. À l’époque, j’étais pas d’une finesse transcendantale, je me plaisais à être moyen mais pas catastrophique. J’ai jamais vraiment fait quoi que ce soit pendant mon secondaire, j’avais pas l’intention de changer mes habitudes. Néanmoins, Monsieur D. m’a toujours fait sentir qu’il était derrière moi. Il a toujours fait en sorte de me montrer qu’il était là, et que si j’avais des questions ou un déclic, il serait là. Moi, je surfais sur une espèce d’inertie pleine de vide. j’étais bon en plein de trucs, j’étais dégueulasse en plein de trucs aussi. Je savais ce qui me plaisait (l’actualité, les langues, l’Histoire etc.) mais j’avais pas pour autant l’intention d’en faire quoique ce soit. Je ne voyais pas d’échéance, pas une seconde. J’aurai sûrement fait un très bon élève perpétuel (sans les camarades de classe, on peut pas dire que ce soit franchement mes meilleures années à ce niveau là).

Tout est possible hein...

Et puis un beau jour, Monsieur D., pendant une rencontre parents-prof, m’a bien fait comprendre qu’il fallait que je me sorte les doigts deux minutes parce qu’apparemment « j’avais du potentiel ». Moi je croyais en mon potentiel à peu près autant qu’en mes chances d’avoir des points au Bac en maths. Néanmoins, il se trouve que la fille de Monsieur D. avait fait ce qu’on appelait Sciences-Po. Pour moi, Sciences-Po, ça rimait super bien avec utopie, inaccessibilité, grosse tête, et « de toutes façons, c’est pas pour toi, faut travailler« .

Mais ça m’a quand même titillé un brin. « Si il le dit, c’est que peut-être… Roh pis non, attends, tu peux pas toi, le boulot tout ça ». J’ai mis ça aussi dans un coin de ma tête, dans la case « Réservé aux autres » juste à côté du journalisme.

Au bout d’un moment, j’ai quand même fini par avoir mon bac d’une manière pas trop dégueulasse sans trop vraiment savoir ce que j’allais faire après. Je me suis collé dans la tête de partir à Paris, faire la Sorbonne en droit franco-allemand. Je voulais partir, j’avais que ça dans la tête. Ça allait bien chez moi, pas de problème, mais il fallait que je me casse, que je respire. À l’époque, j’avais déjà commencé à écrire des bouts de textes, commencé 120 000 romans qui n’auraient sûrement jamais de page 4, je commençais à écouter de la musique. Bref, plein de choses commençaient à émerger sans que je sache vraiment quoi en faire. Je voulais être libre en fait, prendre mes propres décisions, vivre seul tout ça. Je voulais que tout change.

Après un premier échec à l’été aux premiers concours que je m’étais convaincu de passer par un truchement que je ne m’explique encore pas, je suis parti en prépa Sciences Po, à 500 mètres de chez moi. Géniale l’évasion, la fuite, la liberté tout ça. Faut croire que Monsieur D. avait fait son effet et que j’avais commencé à croire un brin en moi. Faut dire aussi que la relation qu’on avait avec Monsieur D. était devenue très paternelle (je voudrais dire tonton-elle, mais je connais pas l’adjectif), on parlait de plein de trucs, et je savais qu’il était avec moi. C’était un peu le shot de confiance en moi dont j’avais besoin en fait. Puis bon, je sentais qu’il ne me parlait pas de la même manière qu’aux autres. À l’époque, j’avais une confiance infinie en Monsieur D. Tout ce qu’il disait avait valeur performative, si il disait que j’avais du potentiel, c’est que c’était peut-être possible. Alors je me suis sorti les doigts. Je me suis mangé des notes immondes en prépa en essayant de me persuader que ça ne voulait rien dire et que je ferai de toute façon mieux aux concours de fin d’année.

Monsieur D. était encore là à deux mois des concours, quand ma moyenne plafonnait à 6 et que je voulais tout plaquer. Je recommençais à rêver de Sorbonne, de fuite, de liberté, de break avec tout le reste. Mais je me suis encore accroché, comme une espèce d’ultime besoin d’aller au bout d’un truc. Je suis quelqu’un qui commence beaucoup, mais qui finit rarement. C’était une grande première pour moi. J’ai testé mon endurance – physique et morale pour un truc auquel je ne croyais pas vraiment. Mais j’ai continué, continué, continué. J’ai passé des nuits à apprendre par coeur des bouquins de 200 pages. Et puis étonnamment, j’y arrivais.

J’ai passé des concours, à la pelle. J’étais devenu une bête, je me surprenais sans vraiment y croire. Et puis un jour, j’ai reçu un mail me disant que j’étais pris. Je venais de me prendre une énorme baffe. J’avais enfin fait un truc de ma vie. Un truc qu’on doit vraiment vouloir si on veut l’obtenir. J’étais fier de moi à cette époque là.

Alors je me suis laissé porter, je suis devenu le stéréotype du mec qui se laisse porter par tout ça – qui se laisse séduire par un demi milliards de trucs, puisque maintenant que j’étais à Sciences Po, beaucoup de choses commençaient à devenir « envisageable ». Je me suis mis à repenser journalisme. Et puis j’ai retrouvé une bonne raison de remettre ça de côté: trop peu de places dans un master trop sélectif. Alors j’ai automatiquement cherché ailleurs, je me suis laissé tenter par la crimino, qui m’avait toujours intéressé, par la com’ parce que le relationnel me plaisait beaucoup, par l’Union Européenne à laquelle je m’étais beaucoup intéressé en étudiant l’allemand et l’Histoire. Ça avait l’air pas mal et ça remplaçait très bien le journalisme que j’avais complètement rayé de mon scénario.

Entretemps, j’ai fait beaucoup de rencontres grâce à l’Internet. Je ne sais même pas par quel hasard, ou quelle chance, je me suis retrouvé à prendre un café à Paris un matin, avec l’ex-rédac chef d’Europe 1, la radio que j’ai toujours écouté. J’ai rencontré des musiciens, un musicien, un auteur, des journalistes et puis l’idée a commencé à re-germer. Mais pas suffisamment pour que ça me pète à la tronche.

Alors je suis parti à Montréal, étudier la criminologie – histoire de tester cette possibilité. Ça m’a beaucoup plu, je me suis dit pourquoi pas. Puis je suis parti faire un stage dans une ONG européenne pour connaître le fonctionnement institutionnel – avec dans la tête d’en apprendre assez pour monter un lobby européen de réflexion sur la prison, tout ça. Je me suis créé une espèce de personnage qui ferait de grands trucs, de l’administration européenne, de l’expertise criminologique. Je croyais que c’était moi, une espèce de nouveau moi qui teste des choses, qui fait des tentatives, des essais, des expérimentations tout ça. Un type qui prenait de la distance avec tout ce qu’il était.

Et puis là, je me suis perdu – j’ai eu une espèce de déclic, comme le résultat d’une trop longue phase de test, une solution.

J’adore écrire, j’écris tous les jours, ça me passionne. J’ai besoin de comprendre le monde autour de moi, j’ai aussi besoin de m’exprimer. Je suis créatif, j’ai besoin de ça. C’est une des rares certitudes que j’ai, une des seules choses auxquelles je peux m’accrocher en sachant que je ne me fourvoie pas. J’ai besoin de partager. Le journalisme revient donc comme une ombre, un truc qui est toujours là mais qu’on ne voit pas forcément. Comme une évidence. C’est le seul dénominateur commun à tout ce que j’ai fait ces 15 dernières années.

J’ai décidé d’arrêter de tester. Je sais que c’est ça qu’il me faut, je l’ai toujours su. On me l’a toujours dit. J’ai suffisamment testé pour en être sûr. Je serai journaliste.

Et puis bon, j’ai eu des points en maths au bac. Alors ça doit être gérable. Ça aussi.

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52 réponses à “Finalement, j’ai pris tout droit.

      • Bon je te cache pas qu’à un moment, Monsieur D. m’a inquiété un poil, à force d’être derrière toi.

      • Je t’attendais tellement sur le coup.
        Non, t’inquiète.
        C’est le genre de bonhomme qui imite très bien les anges gardiens.

      • Suis-je si prévisible ? T’as vu t’as vu je me suis retenu sur le 1er comm pour dire sérieusement et sincèrement que c’était vachement bien, hein ? Suis assez fier.

      • Je suis hyper fier de toi, je sais combien ça t’a coûté.
        Mais bon, c’est comme ça qu’on t’aime aussi hein.

  1. ça c’est vraiment un post personnel et qui fait plaisir à lire. (même si je dois avouer que je suis jalouse).

      • Ben plus le temps passe, moins je sais ce que je veux faire de ma vie… ça me ferait rêver moyen d’être « contrôleur financier » dans 10 ans. C’est donc une chance de savoir ce qu’on veut. Suis vraiment contente pour toi.

      • C’est sympa ça, en même temps tu vois, je me dis qu’il n’est jamais trop tard. Je commence à connaître plein de gens qui changent de vie à 35 ans.

  2. Fonce, j’ai hésité sur ce que je voulais faire pendant des années, donc au final l’impression d’avoir pris du retard en vivant enfin ma deuxième vie…
    Essaye de ne pas rater la première pour ne pas avoir de regrets

  3. Le chemin le plus court vers l’accomplissement n’est pas la ligne droite. Tu as testé, tu es revenu. Tu as ainsi renforçé tes certitudes. C’est bien. Tu ne peux que réussir puisque tu sais où tu vas. J’aimerai bien, moi, à mon age de maintenant, en être où toi tu en est à ton age de maintenant. (Je sais, les vieux sont parfois confus…). Enfin bref, tu m’en remets une grosse couche sur la joie de te connaître. J’aimerai bien que mon fils te ressemble dans quelques années (dans sa tête hein! pas physiquement.). De grandes et belles choses t’attendent Henri!

    • Avec le père qui a fait la route qu’il a fait, ton fils doit pouvoir faire des trucs pas mal.

      Pour l’allusion au physique, je vais faire semblant d’avoir rien lu et pas me vexer. Huhu.

      • Je peux pas être sérieux de bout en bout… En tout cas, continues de nous épater!

  4. Bon, j’aimerais bien laisser un com’ super argumenté et tout, mais ce que tu racontes là me ressemble tellement que ça me fait un peu flipper en fait…
    Sauf que je suis en plein dans la situation moi : je m’aperçois que je ne suis vraiment pas sur la voie qu’il me faut. Seulement mon dénominateur commun qui m’anime dans tout ce sue je fais depuis que je suis gosse est tout autre…
    Mais merde, on se ressemble quand même beaucoup toi et moi.

    P.S. : Tu as évidemment tout mon soutien et tout et tout hein…

  5. Ca doit être génial d’avoir ce déclic, d’enfin savoir où on veut aller! Pareil que ma surella, moi je sais toujours pas…
    Super post 🙂

    • Merci toi, mais t’inquiète, je pense sérieux que ça peut arriver à tout le monde ce genre de truc. Faut juste se faire chier un maximum avant.

      • Très juste, quand on s’est fait chier un maximum, en général ça motive pour changer de vie.
        A 35 ans, je confirme.

        Bravo Henri !

  6. Je vais faire ma « vieille conne avec expérience »… en tant qu’ancienne journaliste: Fonce Henri, ça c’est juste du bonheur.
    Et surtout, donne-t-en les moyens. Tous les moyens.

  7. Achh Elite de ma Nation. C’est marrant, je me doutais un peu de ce parcours qui me semble très familier (bon sauf que moi j’ai pris l’option droit & anglais – Dieu merci pas allemand, j’en serais jamais revenu).
    Sinon, moi aussi j’ai eu peur que Monsieur D. ne s’appelle en réalité Jean-Claude D.
    Bon on va pouvoir continuer de parler…

    @YoosF mon Poulet, va falloir prendre des risques (maîtrisés, hein!) alors, voilà…:)

  8. Super post Henri.
    Sincère, touchant, fin et optimiste.

    Il est bon et sain de se retourner de temps en temps et de contempler le chemin parcouru. Même si on risque de se demander « mais pourquoi j’ai fait ces milliards de détours alors qu’il suffisait d’aller tout droit » ou « putain, mais qu’est ce que je fous là moi? » (dans mon cas je me pose généralement la 2ème question).
    c’est une manière de dialoguer avec soi-même, de s’écouter, de se respecter dans le temps.
    dans ton cas, j’ai comme l’impression que tes études de crimino t’ont permis de te comprendre mieux, dans la mesure où elles t’ont donné les outils pour identifier quelques uns des mécanismes qui t’empêchaient d’aller vers le journalisme (comme la dénégation).
    et ça c’est vraiment chouette.
    et pis t’as tellement raison quand tu parles de Monsieur D.
    Ces Monsieurs D. sont des sauveurs de vie.
    (à ce sujet, je te conseille « Chagrin d’école » de Pennac)

    Tu seras donc journaliste.

    y mucho más, ya verás.

    • J’ai pas de regrets, bien loin de moi cette idée.
      Si j’en suis là, c’est justement à cause/grâce à ce parcours…

      Je serai donc journaliste.
      Y’a de fortes chances ouai.

  9. Depuis six mois déjà, nous observons une petite graine très rare d’Henricus quebequae belgicae tentant de s’implanter dans le terreau virtuel des villes du nord. Le froid de Montréal, la pluie bruxelloise et le soleil de la passion ont donné un coup d’accélération à la maturation du processus. La germination s’est produite hier soir.

    C’est avec beaucoup d’émotions que quelques observateurs privilégiés ont assisté en direct à l’éclosion d’une plante rare.

    L’observation continue pendant toute la période de croissance, nous attendons avec impatience la floraison.

      • On va déjà prier pour que je sois pris en master Journalisme à Sciences Po – ensuite on pourra aller se promener tout nus dans les champs en fumant du thé.

  10. Très très beau texte.

    Cela me rappelle aussi une période charnière de ma vie, sauf que je n’ai pas eu de M. D pour me pousser et que mon orientation a été plutôt tortueuse.

    J’admire toujours les jeunes qui savent ce qu’ils veulent faire de leur vie.

    • J’ai eu de la chance. Comme souvent en fait. Mais je pense vraiment qu’on a toujours l’occase de switcher, de changer de vie, surtout maintenant.

      On n’a qu’une vie, c’est inutile de perdre du temps.

      • Je suis bien d’accord sur ta dernière phrase.

        Bizarrement, c’est mon service militaire qui m’a remis dans les rails : je savais au moins après comment je ne voulais pas finir.

  11. Le mot que tu cherches c’est avunculaire.

    C’est Renaud qui le dit à Claudine dans la série du même nom de Colette, quand elle lui demande de l’embrasser paterneusement, mais puisque c’est son cousin l’Oncle (c’est à dire qu’il fut marié à la nièce du père de Claudine), il lui dit qu’il va plutôt l’embrasser avunculairement (il l’avunculera vigoureusement plus tard d’ailleurs mais je vais pas te spoiler le bouquin).

    Enfin toujorus est il que des rencontres comme ça, à l’école, qui ont changé ma vie, j’en ai fais deux trois moi aussi, et ça me donne envie d’écrire dessus.

    • Et donc moi, je serais veilleuse stratégique dans le domaine de la médiation culturelle et peu importe si ce métier n’existe pas, ils nous l’ont encore dit ce matin au Service de l’Inventaire, je travaille dans un domaine où l’évolution des techniques de gestion des connaissances est telle que chaque année, y’a des nouveaux métiers qui se créent.

  12. Comme beaucoup qui l’ont dit ici, tu as une sacrée chance que cette évidence, tout doucement construite néanmoins, te soit arrivée maintenant.
    Mes activités professionnelles actuelles sont bien loin de ce que j’avais imaginé lorsque j’étais au lycée…
    Je ne regrette pas, mais quelques fois, je m’interroge…
    Et il est trop tard pour revenir en arrière quoiqu’on en dise, parce le champ des possibles se restreint au fil du temps…

    Alors si tu es certain, fonce Henri…
    Et bravo sur ce billet introspectif, que j’ai beaucoup apprécié.

  13. Juste, t’as tiré combien d’années à Sciences Po ?

    S’il t’en reste, bon courage. Il t’en faudra.
    Toujours est-il que le journalisme est une bien belle profession, dont il faut toutefois connaître les limites…M’enfin, ton blog est de bonne qualité, c’est un bon début.

    • M’en reste une et demi. Mais ça va passer vite.
      Pour ce qui est du journalisme, je suis assez lucide sur la question… le bisounoursisme a ses limites.
      Merci 🙂

  14. Je confirme, ça passe très vite, mais c’est douloureux (surtout la quatrième année en fait, la cinquième, c’est juste une bonne grosse blague).

    You’re welcome.

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  17. Et l’année de mobilité,
    produisit l’effet escompté 😉
    Très touchée par ce post aussi… j’ai exactement le même syndrome du « mettre de côté » ce qui semble trop grand, trop loin… un peu éthéré en fait…
    Je trouve que ça te va très bien, tu as déjà ta plume, un regard original sur le monde, et surtout une analyse fine… very « witty » 🙂
    Take care,
    xxx

  18. Ouah c’est cool à 54 ans que tu sâches que tu as pas eu 4 en maths pour queud’.
    Alors tu vas plus t’occuper des serial killer ?

  19. Beau comme tout, et ce vibrant de vocation, ça me chamboule grave. Tu seras un putain de journaliste, en écrivant comme tu écris.

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