La poésie du métro v.2.0

Il est des blog qu’on a toujours voulu lire sans jamais tomber dessus. Mars 2010, noyé dans la blogosphère, je tombe au hasard de ma timeline twitter sur le blog de Marie Dinkle.

Slow Light by thelittleidiot

Marie prend le métro, avec son appareil photo et son carnet de notes ou son dictaphone. À genoux, assise, debout – elle interviewe le temps d’un trajet son voisin d’en face. Elle n’est pas journaliste, elle est juste curieuse. Comme nous tous. Tu sais que le métro est pour moi quelque chose de génial, et que comme elle, il y a souvent certains de nos covoyageurs qui m’intriguent – et ce pour plein de raisons. Marie rompt le silence, rétablie le contact. Marie va au bout de l’échange, aussi loin que le permettent les trois minutes que dure généralement le trajet. Bavards ou pas, les gens – vous et moi – (se) racontent. Où vont-ils ? Pourquoi ? D’où viennent-ils ?

– Image prise ici

La démarche les surprend, ou pas. La démarche de Marie dérange, ou pas. On ne se regarde pas dans le métro. On ne se parle pas, non plus. Et pourtant, on s’interroge. Qui est cette personne en face de moi ? Je la regarde, j’essaie d’être discret. « On ne dévisage pas les gens ». Ça ne se fait pas. Rien ne se fait dans le métro.

Pourquoi ?

Avec ce blog, les « usagers du métro » retrouvent des prénoms et des Histoires, des identités – même pour trois minutes. À Marie, on dit ce qu’on veut bien dire. Mais ce qui frappe, c’est la profondeur de l’échange. Je pense notamment à Simon ou à Gloria. Et puis il faut descendre, quitter le métro pour rejoindre la destination. Ce qu’on retient, c’est que le concept de ce blog est particulièrement sympa, il interroge notre curiosité, notre voyeurisme peut-être aussi. Il a le mérite de créer de l’échange, du lien.

Alors c’est peut-être ça, aussi, la poésie du métro.

(Non parce que l’accordéon atteint ses limites, souvent).

Publicités

10 réponses à “La poésie du métro v.2.0

  1. Pareil Henri! J’ai découvert il y a quelques semaines. Que dire? Concept génial et surtout beaucoup d’humanité et de poésie dans un monque qui en manque.

  2. N’étant pas parisienne, ou vivant dans une ville proposant le métro, j’avoue que je n’ai guère d’expérience en la matière.
    Par contre, lorsque je viens à Paris, j’ai aussi une drôle d’impression dans le métro.
    Je ne peux m’empêcher de regarder les personnes, et d’imaginer un peu comment sont leurs vies, en dehors de cette espace sous-terrain.

    Et pis, je me ravise.
    Parce que ce n’est pas très correct, et puis je me dis que j’ai l’air d’une vraie provinciale, qui regarde les parisiens comme des extras-terrestres.
    Je vais jeter un œil à ce blog, l’idée me séduit.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s