L’effet vertueux du compromis ?

Inertie.

Je te cache pas que c’est un peu compliqué d’écrire un nouveau post après t’avoir raconté l’histoire de Monsieur Paul, parce que j’ai vraiment aimé te parler de lui. J’aime ces rencontres là parce que je commence à les connaitre. Elles sont furtives, elles durent 30 minutes, une journée, 10 jours, mais elles sont toujours inscrites dans une plus longue période. Ces rencontres là te sortent la tête de l’eau, le temps de penser un peu à autre chose qu’à un quotidien peu satisfaisant et une standby qui commence à s’éterniser. Ça m’était déjà arrivé à l’époqué où j’ai rencontré Gil ou la sagesse faite homme. Ce sont des évènements. On y repense pendant longtemps, après.

Inertie, parce que c’est exactement l’état d’esprit dans lequel je suis. Je suis en train de me créer une bulle, un ultime espace dans lequel les jours passeront plus vite. La seule chose à propos de laquelle j’ai pas l’impression d’être passif ou d’attendre quoique ce soit, c’est bien ma petite voiture virtuelle dans laquelle tu montes régulièrement. Je crois que quelque part, elle m’incite à réfléchir sur ce que je vois, à prendre mon environnement en considération. Je me faisais la réflexion ce matin, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire sur ce quelqu’un qu’est Monsieur Paul parce que les gens qui sont autour de moi sont vivants. Un peu plus vivants que moi en ce moment, ils font des choses de leurs vies. Ces temps-ci, le seul moment où j’ai vraiment l’impression de faire quelque chose d’important qui va me faire avancer, c’est celui pendant lequel j’écris ici. Comme si j’étais coupé en deux, ou schizophrène. Un moi qui va au boulot, un moi qui rentre du boulot.

© Malice

Inertie parce que les impacts que devraient avoir le boulot sur moi n’en sont pas. Ça glisse. Je suis hermétique. Je fais mon job. Ça ne fait pas passer le temps plus vite. Mais au moins, j’ai rien à me reprocher. Hermétique pour éviter de me prendre la tête sur des problèmes dont les impacts sur ma vie sont finalement insignifiants. Je quitte ce boulot dans un mois. Un mois, c’est rien. Point.

Je suis sûrement en train de me rendre compte qu’en décembre, quand j’ai cherché mon stage, j’ai choisi la solution de facilité. Celle qui m’évitait de prendre un risque, de faire le grand saut. Je suis un peu comme Sand de ce point de vue-là, je pense. Si il y a une chose que j’ai apprise de mon expérience, c’est bien que la solution de facilité n’en est pas une. C’est une accommodation, un compromis. Ça m’intéresse pas les compromis, maintenant. Après, je me dis que si je n’étais pas venu ici, j’aurais certainement pas eu ce déclic professionnel, parce que je n’aurais pas vécu la frustration et l’attente et ce qui va avec, mais bon. Ça doit être ça, le logique déroulement des choses. Si il y en a un.

J’aimerais bien ne pas croire au destin. Et puis je déteste la logique, surtout.

Bref. Écrire sur Monsieur Paul, c’était comme une bouffée d’air frais. Tout comme partir mettre des disques à l’improviste pour les superbes toiles de Malice. Je vais continuer dans cette voie-là. Faire des choses nouvelles. Ne plus se poser de questions. Point.

Y’a plus le temps pour l’hésitation.

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11 réponses à “L’effet vertueux du compromis ?

  1. Si je te dis que tu me mets une claque la ?
    Bon. Je pense que oui. Tout pareil. Pas pour les mêmes raisons mais le grand saut, l’inconnu, la facilite …

    Bref.

    Juste envie de te dire de foncer. Pour aller vers toi 🙂

    • On en avait déjà parlé dans un des mes posts précédents.
      Selon Phiphi ou Pasta, le type qui a dit que le plus court chemin de A à B était la ligne droite, était rien qu’un gros menteur.

      Je pense qu’ils ont raison.
      Huhu.

  2. Tout le monde va vers la facilité, la « comfort zone » , c’est humain; après c’est bien d’en être conscient et aussi de savoir se donner des coups de pieds aux fesses pour en sortir.

    C’est pas si négatif des fois les moments de flottement, ça pousse à se poser des questions, et tant mieux au final puisque ça t’a éclairé!

    • Les choses sont quand même vachement plus intéressantes en dehors de la comfort zone. C’est pas négatif, c’est juste fatiguant le flottement.

  3. ce qui est ouf c’est que l’inertie, c’est encore du mouvement.
    je connais bien cette impression.
    ça me rappelle toujours mes cours de physique, et ce bon vieux Newton avec son principe de l’inertie: « Tout corps, en mouvement rectiligne uniforme ou au repos, soumis à des forces qui se compensent, persévère dans son état. »
    en plus c’est très visuel comme représentation.

    et je me dis que c’est un peu ça la vie.
    c’est ça, et puis de temps en temps une force exterieure (souvent imperceptible au 1er abord) qui te pousse à changer un piti peu de direction…

    sinon quand tu dis: « Inertie parce que les impacts que devraient avoir le boulot sur moi n’en sont pas. Ça glisse. Je suis hermétique. Je fais mon job »
    et ben je trouve cela extrêmement sain (perso j’ai jamais cherché à me « réaliser » dans mon boulot)

  4. J’aime beaucoup la toile de Malice (et l’article que tu viens juste de publier). Mais où expose-t-elle ?

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