Madjo, à la croisée des chemins.

Chuuut…

Cette nuit, je te parle de Madjo. Tu n’en as pas encore entendu parler, et c’est normal, parce que c’est pas encore sorti. En effet, le premier album Trapdoor (Casablanca Records/Universal Music) de cette chanteuse française aux racines sénégalaises ne sortira qu’en septembre prochain. Alors, qui est Madjo ?

À l’origine, elle a commencé par le violon mais c’est à la guitare que s’illustre cette intrigante musicienne de 27 ans à la voix aussi bien soul que folk. Alors selon cette description, il serait facile de dire que l’on connaît des milliers de chanteuses qui gravitent dans ce genre d’atmosphère. Et pourtant, Madjo esquive assez facilement le fossé déjà creusé par des filles comme Ayo et Asa, dont on voit souvent fleurir les albums aux premiers jours d’été. Sous ses faux airs de Noémie Lenoir, Madjo évite l’écueil en allant puiser ses influences du côté de ces grandes folkeuses américaines que sont notamment Rickie Lee Jones et Karen Dalton (dont la voix sort droit d’un vieux phonographe délicieusement usé).

Même si elle chante quelques titres en français, elle dit ne pas être vraiment intéressée par cette voie-ci. Alors à la première écoute, on ne peut s’empêcher de penser à l’univers des Moriarty et à l’atmosphère qui se dégageait du superbe premier album de Valérie Leulliot (Caldeira), ex chanteuse d’Autour de Lucie. Et ce n’est pas vraiment choquant quand on sait que Madjo a enregistré ce premier album avec l’aide de Sébastien Lafargue, qui avait déjà arrangé et composé pour l’interprète de l’Eau du Gange et de Mon Homme Blessé.

Il se dégage de Madjo cette espèce de sérénité et d’assurance propre à ces chanteuses de soul qui se planquent derrière leurs guitares (un peu à la Adele), mais pas que. On sent bien qu’elle a fait ses gammes pendant un bout de temps sur scène et en studio avant d’enregistrer.

Alors on lui souhaite plein de bonnes choses en attendant la sortie de son premier album en septembre, qui prolongera l’été et amorcera l’automne d’une bien jolie façon.

Je te laisse avec son premier clip, qui est plutôt canon dans son genre.

Et en bonus, une reprise de In the Pines (Where did you sleep last night) – un classique folk sans âge repris notamment par Nirvana…

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3 réponses à “Madjo, à la croisée des chemins.

  1. Tu me fais vraiment découvrir plein de trucs! Euh musicalement parlant hein! Qu’on ne se méprenne pas. Les gens pourraient jaser… Merci Henri!

    • C’est le but Tonton, t’as écouté le deuxième morceau ?
      J’espère qu’elle va faire des trucs sympas à la rentrée, ça me ferait chier que ce soit qu’un one shot…

  2. Le premier morceau a un coté tres RIckie Lee Jones, en effet. Je ne l’ai pas écouté depuis un bail, mais on y retrouve son swing tres particulier.

    Etonnamment dans le second ( que jaime beaucoup), je trouve qu’il y a un petit coté Alela Diane. Non pas dans la tonalité meme de la voix, mais plus dans sa maniere de faire sonner, de faire resonner sa voix a certains moments.

    Merci.

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