Sur la comète, à balles réelles.

Rentrer à la maison.

C’est ce que j’ai fait ce week-end. Ce que j’appelle ma maison, c’est l’endroit où j’ai fait mes premiers pas tout seul, à 700 bornes de ce qui était chez moi, avant. Retrouver la ville rose, avec ces gens dont j’avais presque oublié l’accent après Montréal et Bruxelles, retrouver la Gare, ces façades qui prennent le soleil de manière si spéciale, les deux ponts que j’ai si souvent traversé, dans les deux sens, à des heures impossibles, le square de Gaulle, le Capitole.

Alors au début, tu reconnais tout immédiatement. Et ce n’est qu’après que tu te rends compte des petits changements. Les travaux se finissent, les façades se refont. Mon ancien quartier s’est complètement transformé. Tout ça a bien bougé. Et en même temps, c’est comme si mes valises n’étaient jamais vraiment parties. Et c’est là que je me rends compte, qu’en fait, on peut vraiment avoir une maison, rien qu’à soi, qui n’est plus forcément celle des parents. Un truc qui appartient à tout le monde sans pour autant appartenir vraiment à qui que ce soit, un point d’ancrage, avec des images, des atmosphères, des lumières familières – qui change avec les gens, tout en conservant une forme de continuité.

Après avoir visité quelques taudis, du genre que tu peux choper des maladies si tu vis dedans plus de 24 heures, j’ai trouvé un nouveau chez moi. Pour un an et demi. Donc on dirait que le cycle est bien rompu, le cycle des valises de quatre mois, des avions et des trains pour l’autre bout du monde. J’appréhendais forcément de m’arrêter, et finalement, je pense que ça va être bien. De revenir un peu dans la vraie vie, celle avec de la stabilité dedans, en passant la troisième, histoire de concrétiser tous les plans que j’ai eu le temps de tirer sur la comète pendant ces douze derniers mois. Envie d’apprendre, de travailler enfin sur des choses qui me plaisent, d’éradiquer les compromis.

On dirait que j’ai la tête claire. Et que ça va bien.

Heureusement que t’es là, lecteur, tu m’aides pas mal, des fois.

Megan Washington est une chanteuse que j’ai découverte ce soir, grâce @pl_constant. C’est la chanteuse du groupe australien Washington, qui a sorti un premier EP en 2008 intitulé Clementine et un second How to Tame Lions en septembre 2009. Multi-récompensés pour leurs textes, leur musique est fraîche, sans prise de tête. Dans la lignée d’Imogen Heap ou de Kate Havnevik, les mélodies sont efficaces, les morceaux sont chiadés. Moi, j’aime bien.

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8 réponses à “Sur la comète, à balles réelles.

  1. Pingback: Les tweets qui mentionnent Sur la comète, à balles réelles. « Route de nuit… -- Topsy.com·

  2. d’hab je commente pas, parce que je te lis en silence et que souvent, c’est depuis mon lecteur de flux rss, au boulot et que j’ai pas accès au blog lui-même, du boulot. c’est bloqué.

    mais là en fait je me suis tellement lue dans tes mots, comme si c’était de moi dont on parlait, mais à travers une métaphore.
    ça m’a fait tout wow

    voila quoi, c’est tout.

  3. « du genre que tu peux choper des maladies si tu vis dedans plus de 24 heures, » ha ha!
    Entre deux cartons je pense à toi. Nouveau rythme. Nouveau Henri?

  4. Se poser, imaginer tous les possibles quand ça l’est encore, la vie devant soi, l’idée d’apprendre de nouvelles choses, d’éradiquer les compromis. C’est un moment important pour toi, avec des mots qui me parlent à ce moment précis des choix que j’ai à faire.

  5. Rien que le titre est beau… (mais le poste aussi, teinté de cette nostalgie un peu douce que nous avons pour notre enfance?)

  6. Pingback: Le puzzle de Kelli Scarr. « - Route de nuit -·

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