En attendant, sur la plage arrière.

The Blue Nile – Let’s Go Out Tonight

Oui, je sais. Ça fait deux semaines.

Bon, je pourrais me livrer à l’exercice qui a marqué nos cours de français pendant notre secondaire et te raconter mes vacances. Je pourrais. Je pourrais te dire aussi que le syndrome du boomerang frappe toujours deux fois, et en cadence. Je lui ai donné un nom, ça m’évite de me dire que j’ai vraiment un problème et que les circonstances sont atténuantes. Le syndrome du boomerang, c’est le syndrome du retour, mais en deux fois. C’est celui qui te laisse croire que tu as effectivement tourné la page, et que tu vas pouvoir revenir à ce qui était ta vie d’avant, avec des choses en mieux dedans. C’est surtout celui qui se pointe violemment quand tu vois les autres faire leurs valises, comme toi il y a un an. Avec la naïveté de ceux qui partent pour longtemps.

Le plus dur, c’est de revenir. Et dire que j’y croyais pas une seconde.

Je pourrais aussi te dire que les vacances, c’était facile. Que tout était parfait et que j’en reprendrais bien pour une semaine. Mais je serais à peu près aussi crédible que le type qui irait gueuler au milieu d’une succursale du Club Mickey que le Père Noël n’existe pas. J’ai pas arrêté de me plaindre, ces derniers temps, mais ça comble le vide. Le vide de ne rien faire. De n’avoir envie de rien si ce n’est d’emménager, et de redémarrer les cours. C’est la première fois en vingt ans que je vais à la plage sans en avoir vraiment envie, alors que c’était ce pourquoi j’attendais les vacances en comptant les semaines, quand j’avais dix ans. Je pourrais te dire que j’ai pas eu du tout l’impression d’être en total décalage avec l’environnement.

Je pourrais. Mais tu te foutrais de moi et t’aurais bien raison.

Alors, je vais plutôt te dire que je suis heureux d’être rentré, que je vais bientôt repartir mettre les pieds dans le plat de ma vie de plus tard – et que c’est plutôt une bonne idée. J’espère que la saison 1 de ce qui est devenu Route de nuit t’a plue, parce qu’apparemment, on repart pour une saison 2 et que ça s’annonce plein de neuf. Tu retrouveras de la musique (comme avant), des bouquins (peut-être), du théâtre (sûrement, je vais prendre un abonnement, c’est un peu de la faute de N.) et plein d’autres bricoles qui me passeront par la tête au moment venu. Je vais peut-être profiter de la rentrée pour te présenter deux ou trois de ceux qui ont pris la route après moi, les nouveaux voyageurs. Ce serait sympa, et puis ça te permettrait de faire un tour en Irlande, au Mexique, et en Australie. Je sais pas, on verra. J’espère aussi que tu nous suivras, l’équipe de Voldemag et moi, parce qu’on va vous préparer plein de jolies choses pour la rentrée et que comme d’habitude, ça va vraiment valoir le coup.

En attendant, tu fais quoi ce soir ? Let’s Go Out ?

Moi, tu sais, tant qu’il fait nuit…

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9 réponses à “En attendant, sur la plage arrière.

  1. Pingback: Les tweets qui mentionnent En attendant, sur la plage arrière. « - Route de nuit - -- Topsy.com·

  2. J’ai toujours aimé l’automne, moi, et la fin du mois d’août. Savoir qu’on rentre, et qu’on repart. Le boomerang, ça peut être bien, aussi, une fois qu’on sait s’en servir. Et ça m’étonnerait que tu ne voyages pas beaucoup cette année aussi.

  3. Pingback: This was a Good Friday. « - Route de nuit -·

  4. Pingback: Ce qui m’a décidé | Lettres pour toi, pour vous, pour eux·

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