Le paradoxe de l’escalator.

Ne pas se laisser embarquer. Ne pas dériver. Éviter l’arythmie. Je sais plus trop ce que je fais encore ici. J’en ai marre de jouer pour de faux, à faire de faux articles, de faux reportages. Tout ça pour un diplôme que j’ai tant voulu et qui ne me motive presque plus. J’attends l’estampe. J’ai faim de la vraie vie. Ce sera dur et compliqué. Ce sera une vraie bataille, mais j’apprendrai que comme ça. La tête sous l’eau.

Usure des amphis, des évaluations théoriques, des heures passées à ingurgiter du papier. Usure de vivre dans l’antichambre. Je sais pas comment font les profs.

J’ai l’étrange sensation de ne plus rien attendre de cette ville dans laquelle je vis aujourd’hui, plus rien non plus de cette école qui m’a fait rêver. J’ai souvent utilisé l’image du tapis roulant auparavant. J’essaie de grimper. Ça sert à rien. Je pensais en avoir fini du stand-by. C’était faux. La suite de l’histoire est ailleurs. Je suis épuisé des études.

Vite. Partir à Paris.

I got caught in the storm

And carried away

I got turned, turned around

I got caught in the storm

That’s what happened to me

So i didn’t call

And you can’t see me for a while…

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13 réponses à “Le paradoxe de l’escalator.

  1. Tes mots résonnent fort pour moi. C’est fou à quel point ce début d’hier est propices aux remises en question.

    Je me demande si le mieux n’est pas de faire ce que l’on aime sincérement. c’est enfoncer une porte ouverte que de dire ça. être résigné.

    c’est selon moi une passade, un rite obligé où on use nos pantalons sur des bancs sans passion.

  2. Zut c’est parti trop vite.
    Avec un « t » le verbe hein…
    Donc je disais : l’herbe n’est pas plus verte à Paris ni ailleurs, c’est novembre qui veut ça. Le marbre gris, le ciel gris, le froid gris, les visages gris sans vitamines, les vêtements originalement gris (mais si, vous savez cette idée que « le gris c’est ne nouveau noir »)…
    Mais tu restes le bienvenu à la maison, je te ferai des brunchs colorés et tu dormiras dans des draps rouges 😉
    bisous

    • Le problème, c’est que pour mon boulot, l’herbe est quand même vachement plus verte à Paris, si. Enfin ça tombe bien, parce que j’aime bien les brunchs colorés, huhu. Merci !!

  3. Je comprends parfaitement. Cela a en fait peu à voir avec la géographie: étudiant à Paris, j’avais moi aussi envie de Paris.
    D’un Paris différent, un Paris de chair et de sang. Laisser les grimoires et les hypothèses de papier sur les étagères. Sentir avec ses mains, toucher, palper, vivre.

    Plus que quelques mois (correct ?).

    • Je pense que les expériences de chacun sont différentes, on n’a pas les mêmes parcours. Je pense que ça varie complètement selon les gens. Tu verras 🙂

  4. Les doutes et le manque de motivation font partie de tous les boulots, même les plus géniaux. Je viens de passer par une période pas terrible non plus et je plussoie : le début d’hivers est propice à ce genre d’autosabotage.

    Accroche toi. Biz !

  5. Rien n’est faux, ni tes articles, ni tes reportages. Tu ne fais pas joujou, tu te construis. Patiente encore un peu à l’ombre, le soleil, c’est bientôt.

  6. Je cherchais les mots mais Mehdi les a trouvés. Continues, tu as besoin de chaque petit gravier de ton chemin Henri.

  7. J’ai fait l’expérience parisienne. Il y a longtemps… Une envie irrépressible, un besoin vital. Et puis… Trop de gris, trop de tension… Besoin de soleil… Retour vers le sud… Il y a très longtemps. Choix de vie. Je ne sais pas si j’ai bien fait mais il y a du soleil.

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