PHOTOS – Future Islands @ Glazart (8 août 2012)

« Regarde, on dirait Jack Torrence dans le corps de Forest Gump. »

Le même Jack Torrence qui nous a glacé le sang dans Shining. Le même Forest Gump qui nous a attendri et un peu fait chiâler dans le film du même nom. Voici les deux personnages qui cohabitent dans le corps de Samuel Herring, le chanteur de Future Islands. Il est un peu plus de 21 heures quand le groupe foule la scène de la plage du Glazart, Sam apparaissant dans un magnifique pantalon vert d’une matière qui aurait pu être du velours côtelé, vêtu d’un t-shirt bordeaux on-ne-peut-plus-simple. On passera sur les carreaux et les motifs hawaïens des deux autres musiciens.

Il fait beau, la nuit commence à tomber et les premières notes de Give us the wind retentissent. L’effet est immédiat. Le regard de Sam a changé, en l’espace de deux secondes. Forest Gump, simple et inoffensif, a laissé place à Jack Torrence, fou, perché, frénétique. Les morceaux s’enchaînent et l’on se rappelle pourquoi l’on aime ce groupe. Sam Herring donne une profondeur incroyable à ces chansons, qui pourraient très bien se contenter de nous faire danser.

Seulement ce n’est pas assez. L’on comprend que le chant, pour Sam, va au-delà de la prestation. Il s’agit là d’une performance, d’une volonté d’offrir au public un véritable spectacle. Il se déplace sur scène comme un boxeur sur son ring, subissant des coups, les rendant à la seconde. Chaque phrase est une question de vie ou de mort. Il se lève d’un bond, puis s’effondre. Sur Inch of Dust, Sam semble saisir quelque chose entre son pouce et son index, son regard tourne autour, comme s’il avait trouvé là quelque chose de précieux. Cette mimique reviendra souvent tout le long du set. 

Festive, la musique de Future Islands l’est, sans aucun doute. Mais sa plus belle force, c’est incontestablement cette succession de séismes qu’elle arrive à produire dans un seul estomac. On vibre avec chacun des cris de Sam, qui ressemblent parfois même à des growls de métalleux. On est avec lui, quand il hurle, qu’il pleure, qu’il est ailleurs. On le suit dans cette espèce d’absurdité avec un plaisir infini, lorsqu’il arbore un sourire démoniaque à la fin de Before the bridge. Cette folie est magnifique. Les morceaux s’enchaînent. On retrouve l’énergie de Tin Man, l’émouvante Grease notamment et Vireo’s Eye, pendant laquelle le public se déchaîne littéralement.

Un concert que l’on n’oubliera pas, parce que Future Islands construit un très beau pont entre la fête et l’émotion, faisant du déséquilibre une véritable force qui nous embarque avec violence et sans ménagement. Une expérience.

Crédits Olivier Texier – http://www.lamolte.fr

Crédits Olivier Texier – http://www.lamolte.fr

Crédits Olivier Texier – http://www.lamolte.fr

Crédits Olivier Texier – http://www.lamolte.fr

Crédits Olivier Texier – http://www.lamolte.fr

Un grand merci à Olivier Texier pour ses très belles photos. Je vous recommande vivement d’aller faire un tour sur son site (ça vaut vraiment le coup)

Publicités

Une réponse à “PHOTOS – Future Islands @ Glazart (8 août 2012)

  1. Pingback: Quit work, make music : Olivier Texier photographie·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s