Et bah rien qu’à écrire le titre, je bad déjà tiens.

Bon, je ne m’étendrais pas sur le fait que je vais finir par croire à la théorie du lectorat miroir (qui dit que tu n’es lu que par des Toi en puissance) en insistant sur le fait que tu sois, comme moi, une énorme loque nourrie à la flemme et aux chips barbecue, et que tu aies à peine voté dans le sondage que je te proposais dans le billet précédent. Néanmoins, je ne me plaindrais pas du résultat, puisque sur les 138 personnes qui ont  (vraiment cliqué sur le billet) et les 200 autres qui sont passés dessus, et sur les 13 qui ont voté (je ris), 5 ont voté pour Idole-de-Moi… donc je vais me dire que les résultats de ce sondage sont d’une représentativité absolument irréprochable et écrire ce dernier épisode québécois de C’est toi la playlist!

Tu l’auras donc compris… Ce post est entièrement dédié à Jean Fauque. Tu auras donc le droit à non pas une, mais deux chansons de lui aujourd’hui parce qu’il y en a une qui résume terriblement bien l’état actuel de mon moi-même en ce moment, et une autre parce que le piano et le texte qui y riment me font juste l’effet d’arrêter le temps.

J’évolue – Jean Fauque by heq

Voilà la première chanson. Elle est très spéciale pour moi parce qu’elle est remplie de questions que l’on se pose tout le temps… que je me pose tout le temps dans tous les cas. Elle a de bien d’être rassurante aussi, parce que finalement, comme j’aime le dire souvent, on ne sait pas bien vers où on va. La seule certitude que l’on a dans ces cas là, c’est juste d’y aller. La question de la destination, c’est un autre problème. Et j’aime terriblement l’idée de “supprimer les avances et le recul”, “supprimer les virgules”. On l’entend comme on veut, ça veut juste dire qu’il y a peut-être une continuité dans les choses, mais aussi qu’on revient toujours aux mêmes évidences.

Prière de Parfumer – Jean Fauque by heq

J’ai choisi de mettre à l’écoute une deuxième chanson de Jean Fauque, peut-être parce que c’est un de mes morceaux préférés. Tu sais, il y a beaucoup de choses qu’on écoute par période, un peu en one-shot en se disant qu’on les aime parce qu’elles correspondent à une époque ou un moment précis de notre vie. Je suis incapable de te dire à quand cette chanson me fait penser parce que c’est comme si je l’avais toujours écoutée. Il n’y a pas beaucoup de morceaux qui me font cet effet, peut-être cette chanson de Manset, quelques morceaux de Bashung, deux ou trois titres de Moby (j’aime bien le concept de mettre Moby, Bashung et Manset dans la même phrase).

Alors bien sûr il y a le piano. Mais il y a aussi le texte, qui me fait un peu le même effet que celui de Madame rêve de Bashung, cette sensation d’avoir été au bout, d’avoir touché l’extrême à des niveaux différents. Je sais pas, cette chanson est comme les grandes autres, elle est magnétique. Je l’aime, mais je suis pas sûr de savoir vraiment pourquoi.

C’était le dernier épisode québécois… je t’annonce d’ores et déjà que tu peux commencer à faire des suggestions pour les prochains épisodes belges dans les commentaires.

Pendant qu’on est encore vendredi chez toi en France, je voudrais profiter de l’occasion pour me sortir d’un cas de conscience qui me taraude en cette veille de week-end.

Je t’explique.

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Tu te souviens y’a une époque où je te disais que la neige, c’est génial.

Oublie tout ça.

C’est faux.

La neige, c’est super nul. Tu sais, au début, t’arrives à Montréal et le seul truc que t’as vraiment envie de voir c’est la neige. Parce que la neige, c’est bien et nianiania… tu peux faire des bonshommes, c’est jouli, c’est tout blanc, c’est lumineux, ça change de d’habitude etc. Alors laisse moi t’expliquer un ou deux trucs. Aujourd’hui, on a eu le premier vrai jour de neige montréalaise, maintenant tu es prévenu, jamais tu ne dois venir à Montréal l’Hiver. Jamais.

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